jeudi 22 mars 2012

Dimanche 1° avril 2012 : Journée de la forêt avec la mairie de St Médard en Jalles

Dimanche 1er avril
Avec la mairie de St Médard en Jalles

JOURNÉE DE LA FORÊT

Rendez-vous à 10h30
Parking de la salle des sports de Magudas
Angle rue Charcot / rue Condorcet

Retrouvons-nous pour le grand nettoyage de la forêt !
Cette année, les bords de Jalles sont aussi soignés par les mains des bénévoles, du côté de Magudas.

Un apéritif est offert pour remercier toutes les bonnes volontés pour leur participation à la propreté de nos espaces naturels !

En collaboration avec l’association Surfrider, le Sijalag, l’écollectif du centre d’animation de Feydit et les aumôneries, les scouts et la catéchèse des Jalles. 

Vendredi 30 mars à St Médard en Jalles conférence sur "vivre le développement durable au coeur des Jalles"

VIVRE LE DEVELOPPEMENT DURABLE
AU CŒUR DES JALLES.  

Le développement durable, développement qui répond au besoin du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs, est au cœur des réflexions actuelles de notre société sur son avenir.

Mais comment déclinons-nous, au cœur des Jalles, ce concept dans nos pratiques quotidiennes ?

Valérie Kociemba,
Géographe, Université Bordeaux3 / CNRS ADES
 animera le

Vendredi 30 mars à 20h30
à l’église de St Médard en Jalles

une réflexion sur
 Alimentation et  développement durable.

dimanche 11 mars 2012

"Le carême, un temps fort écologique", par Mgr Stenger

"Le carême, un temps fort écologique", par Mgr Stenger

 

Stenger Marc - Troyes
Ecologie, un mot à la mode, un mot qui fait peur à certains à cause des perspectives d'apocalypse dans lesquelles il a grandi, un mot auquel on accole toute sorte de significations. Pour nous chrétiens, ce mot doit pourtant être un mot-clef, un mot de notre réflexion, de notre méditation sur notre relation au monde, aux hommes et à Dieu, un mot aussi de notre engagement de chrétiens. Et le temps du carême dans lequel nous sommes sur le point d'entrer est assurément un temps favorable pour comprendre le poids éthique et spirituel de ce mot et l'investissement humain auquel il doit correspondre.

Jeûne, partage, prière

Au commencement du carême, que nous sommes appelés à vivre comme un chemin d'entraînement spirituel, la liturgie nous propose trois pratiques pénitentielles chères à la tradition biblique - la prière, - le jeûne - le partage (l'aumône), pour nous préparer à mieux vivre laRésurrection du Christ. Ces pratiques n'ont pas toujours bonne presse aujourd'hui. En notre époque où nous sommes peu enclins à faire pénitence, à courber la tête, à reconnaître nos limites, à faire une pause dans notre agitation quotidienne, à donner une place aux autres, nous pouvons nous demander quel sens et quelle valeur peuvent avoir pour nous de nous priver de quelque chose de bon et d'utile pour notre subsistance. Nous pouvons nous demander quel sens et quelle valeur peut avoir pour nous de nous arrêter dans cette course de plus en plus dure pour notre bien-être et de prendre du temps pour l'acte gratuit de la prière. Nous pouvons nous demander enfin quel sens et quelle valeur peut avoir pour nous de faire place à d'autres qui a priori sont une menace pour notre être au monde.
Le but du carême est de bien situer ces démarches qui coûtent. Elles ne sont pas seulement des actes ponctuels, mais une ligne de fond qui nous est proposée. Elles mettent en jeu notre manière d'être en relation avec le monde et ses ressources, avec les autres hommes et avec Dieu. Nous ne pouvons pas faire l'économie d'en saisir la substance et la profondeur. Parlant du carêmeaujourd'hui, on dit volontiers que ce n'est pas faire moins, mais que c'est faire mieux. Dans ce qui est proposé on limite au strict minimum, par rapport à autrefois, les invitations au jeûne et à l'abstinence. On parlera plus volontiers de jeûne de la télévision, du tabac et de l'alcool, parce que ce sont les prisons de l'homme d'aujourd'hui. On n'invite plus simplement à faire une aumône, ce qui serait nous libérer à bon compte de nos obligations de solidarité à l'égard des pauvres, mais à nous engager dans une solidarité active qui nous met véritablement en route avec l'autre (ce qui est bien symbolisé par les opérations « Terre Solidaire » du CCFD). On n'appelle plus seulement à poser davantage d'actes de prière, mais à faire de nos vies une démarche spirituelle, une montée vers Pâques.

Se rapprocher

On peut habiller de couleurs plus séantes ce temps de préparation à la fête pascale, il n'en reste pas moins que nous ne pouvons pas faire l'économie de nous mettre en face de ces trois pratiques du jeûne, du partage et de la prière que nous donne la tradition la plus ancienne. Voilà pourquoi il ne s'agit pas de rendre le carême plus sympathique, mais de saisir la profondeur des enjeux de cette invitation traditionnelle que nous ne pouvons pas contourner.
Le jeûne est fait pour nous désencombrer de ce qui ne nous est pas nécessaire, pour nous permettre de redécouvrir ce qui nous construit, ce qui nous recrée, ce qui nous déploie dans toutes les dimensions de notre qualité d'homme et d'enfant de Dieu. Il n'est donc nullement question de tourner le dos au monde et à ses biens, mais de laisser le superficiel et de valoriser dans ce que notre environnement nous offre l'essentiel qui fait vivre davantage. Il s'agit donc de nous rapprocher d'un monde que nous voyons trop souvent comme un espace pour étancher nos soifs de consommation, alors qu'il est par ses ressources le partenaire de notre développement d'homme. L'aumône, le don au sens restreint du terme, nous tient quitte à bon compte de notre devoir de solidarité, elle ne nous oblige à aucun déplacement. Mais en fait il s'agit de partage qui nous appelle à nous bouger, à nous rapprocher de l'autre, à rapprocher de l'autre non seulement le petit doigt, mais toute la personne.
La prière enfin n'est pas seulement un acte de piété ; elle signifie marquer un temps d'arrêt pour sortir de nos activités souvent prenantes et nous rapprocher de Dieu. Le carême, temps d'un nouveau rapport aux biens, à autrui, à Dieu. Il n'est pas simplement question de modification de nos habitudes, mais il y a dans cette invitation au jeûne, au partage et à la prière l'appel à une véritable métamorphose de notre regard sur ce qu'est une vie pleinement vécue, sur ce qu'est l'homme dans le monde. Ce à quoi nous sommes invités, c'est à une conversion, un sursaut, un changement radical de nos façons d'être en relation avec ce qui structure notre vie, les biens à notre disposition, les autres, Dieu. C'est bien là que sont les fondements d'une véritable écologie, celle qui définit des relations justes entre l'homme et son environnement matériel, humain et spirituel.

+ Marc Stenger
Evêque de Troyes

samedi 11 février 2012

conférence de Jean-Claude Guillebaud le 19 mars 2012 : face aux défis écologiques, quels nouveaux modes de vie ?

"Face aux défis écologiques,
à quels changements de modes de vie sommes-nous appelés ?"

conférence de Jean-Claude GUILLEBAUD
à l'Amphitréatre de l'Athénée municipal Joseph Wresinski 

Lundi 19 mars 2012, 20 h 30 - 23 h 00


Parmi les enjeux de la vie, de la paix et de la justice sociale dans un contexte de mondialisation, les défis écologiques tiennent une grande place. Entre ignorance, indifférence et catastrophisme, comment y voir clair ? Où sont les vrais enjeux et les vrais défis écologiques ? Quel est l'état de la question aujourd'hui ? Comment chaque citoyen, personnellement et collectivement est appelé à prendre sa part dans ce combat pour la sauvegarde de la Création et donc pour l'avenir de l'homme ? Quels sont les nouveaux modes de vie à rechercher et à promouvoir ? C'est à ces questions que Mr Jean-Claude Guillebaud, philosophe, essayiste, journaliste et éditeur tentera de répondre

mardi 17 janvier 2012

Dimanche 29 janvier 2012 : débat. autour de la question : Le "bio" peut-il nourrir le monde ?


                                                                           INVITATION


A l'occasion de son assemblée générale qui se tiendra le matin, le Mouvement C.M.R. organise le : 
Dimanche  après midi
                                                                 29 janvier 2012
                                                                de 14 H.  à 17 H.
                                                          au Château de la Séguinie
                                                              Avenue du Desclaud
                                     (route reliant Tresses à la RN de Bergerac)
                                                                     à TRESSES

un débat sur le thème :

            Le  "bio" peut-il nourrir le monde ?

          Après les témoignages de deux agriculteurs -viticulteurs (l'un "bio" et l'autre pas),une concertation en petits carrefours permettra aux participants de poser questions et convictions sur lesquelles se "pencheront" deux intervenants :

      M. Jean-Pierre Ribaut, biologiste, membre de l'antenne "Environnement et Modes de Vie" de la Conférence  des Evêques de France, ancien fonctionnaire  au Conseil de l'Europe.

   et Mgr. Laurent Dognin, évêque auxiliaire du diocèse de Bordeaux.

        Après leurs interventions la discussion générale sera ouverte.

                                                Bienvenue à tous .

mardi 10 janvier 2012

Le projet développement durable de la pastorale des jeunes sur le secteur des Jalles.





C’est toute la pastorale des jeunes du secteur des Jalles qui s’est saisie du chantier écologie du projet diocésain.

De l’éveil à la Foi jusqu’aux lycéens, en passant par le groupe des  Scouts et Guides de France, tous les enfants et les jeunes du secteur avec leurs animateurs participent depuis janvier 2011 à une démarche de réflexion et d’action pour le respect de la création.

Pour commencer, chacun dans son groupe s’est mis à l’écoute de la Parole de Dieu dans la Genèse, pour ouvrir son regard sur la sauvegarde et le respect de la nature mais aussi la place de l’homme dans la création, telle que Dieu l’a voulue.

Un concours de slogans et de dessins a été lancé pour créer un logo. Toute la communauté a était invitée à voter pour le meilleur dessin (celui de Thomas CM2) et la meilleure phrase (celle de Marion 2nd) pendant notre journée de rentrée du secteur, mi-septembre. L’aumônerie du Lycée a ensuite créer le logo.

Le 25 Septembre 2011 une soixantaine de jeunes et encadrants ont participé à l’opération « Nettoyons la nature ». Cette journée, sponsorisée par les magasins Leclerc qui ont fourni les gants, les sacs poubelle et le goûter, a été préparée en lien avec la mairie de St Médard en Jalles, ses services techniques et l’Agenda 21.  La récolte des déchets, malheureusement très fructueuse, a permis de prendre conscience de la nécessité de changer les comportements. 


Frère Frédéric-Marie a présidé l’eucharistie sur un autel en bois monté par les scouts, dans une cathédrale de verdure où tous ont loué le créateur avec St François d’Assise !
Pour le carême c’est le texte proposé par le chantier écologie « La frugalité heureuse » qui éclairera la réflexion autour du gaspillage, pour les plus jeunes, et de la consommation et justice sociale, pour les aînés.

Les opérations prochaines :
- Une conférence ouverte à tous «Vivre le développement durable au cœur des Jalles »   le 30 mars à 20h30 à l’église de St Médard en Jalles,
- La messe des rameaux pour tous les jeunes le samedi 31 mars



- Une nouvelle journée « nettoyons la nature », cette fois dans le cadre de la semaine du développement durable avec d’autres associations, le dimanche 1er Avril.

mardi 3 janvier 2012

L’environnement à la portée du diocèse

article paru dans le Courrier Français de Gironde du 23 décembre 2011

CHANTIERS DIOCÉSAINS
L’environnement à la portée du diocèse
Les quatre chantiers lancés par Mgr Ricard il y a maintenant trois ans se déclinent peu à peu dans les communautés paroissiales. Régulièrement, les équipes mises en place au niveau diocésain font le point sur l’avancée des travaux. Exemple avec le chantier Écologie.

Lorsque les quatre chantiers missionnaires ont été lancés par Mgr Ricard, archevêque de Bordeaux, à la Saint-André 2009, chaque paroisse, chaque secteur, chaque communauté étaient invités à travailler particulièrement l’un d’entre eux. Éducation, Vie familiale, Environnement ou Solidarité, chacun a pu choisir le domaine dans lequel il était le plus à l’aise et s’y consacrer pleinement. Cela a donné des groupes de travail qui se retrouvent régulièrement pour partager et avancer ensemble.
Le chantier Environnement/Écologie a sensibilisé une trentaine de groupes dans le diocèse que l’équipe de pilotage (1) réunit une fois l’an. Au fur et à mesure, l’équipe de pilotage recueille les comptes-rendus des groupes en route dans le diocèse. « Ça part un peu dans tous les sens, constate le père Deprecq, également prieur du séminaire Saint-Joseph. On est là pour les aider, éventuellement les recadrer. » La deuxième rencontre des délégués avait lieu le 24 novembre dernier et, malgré deux propositions d’horaires, elle a peu mobilisé...

 L’avenir de l’ostréiculture
« En 2010, on se demandait où on allait, on était dans le brouillard, se souvient le délégué d’un groupe du Bassin d’Arcachon. On a alors défini des objectifs qu’on a atteint avec la rencontre de scientifiques. Nous nous sommes centrés sur l’écologie du
Bassin d’Arcachon, l’environnement écologique marin. Les ostréiculteurs ont participé, de même que le maire du Porge, qui est docteur en biologie. Nous avons organisé des expositions ; évoqué la faune, la flore, les prés salés ; nous avons exprimé nos inquiétudes face aux naissains et posé des questions sur l’avenir de la profession d’ostréiculteur... Toutes ces initiatives ont favorisé les rencontres, ont aidé la discussion.»
Et c’était bien le principe de ces chantiers : inciter les chrétiens à aller au devant  d’interlocuteurs variés, sur des thèmes pas spécifiquement religieux, respectant pleinement l’aspect missionnaire recherché par Mgr Ricard.
L’expérience des groupes qui se sont mis en marche avec l’écologie fait naître d’autres projets, plus ou moins liés entre eux mais dont le dénominateur commun pourrait être la rencontre et l’expression. C’est ainsi qu’un groupe a prévu de se retrouver une fois par mois pour évoquer les textes de la Bible en lien avec l’environnement et la Création. «Nous allons débuter avec Noé», explique le délégué. Il est question d’un parcours biblique en forêt pour les plus jeunes. Du côté des jeunes, les lycéens avaient pris ce thème pour leur marche pascale. Le Conseil presbytéral lui-même a participé à l’élan en évoquant le parc marin et l’environnement en général. Les collectivités réfléchissent à la question à travers l’Agenda 21. Un groupe voudrait organiser une grande fête de la création, «au moment de la Saint-François, en octobre».

L’eau, la vigne, la forêt et la mer
Dans les secteurs du Médoc, on a déjà organisé cette fête, autour de l’oecuménisme et de la création, en réponse directe à l’appel de Mgr Ricard et du père Ricaud (délégué diocésain à l’oecuménisme), en mai 2003, qui généra une rencontre annuelle jusqu’en 2009. La petite chapelle de Saint-Raphaël accueillait ainsi une centaine de personnes en septembre dernier, qui sont reparties chez elles avec le souhait de «condamner cet affairisme qui conduit au stress pour changer d’objectifs en visant non plus les biens terrestres mais en cherchant le Royaume de Dieu et la justice, précisait Jean-Pierre Ribaut (2), par ailleurs délégué régional de Pax Christi. Pays du vin, du maïs et de la forêt, sans oublier les côtes et l’océan ce pays peu peuplé n’est pas particulièrement tourné vers l’environnement et encore moins vers l’oecuménisme. Malgré ces conditions peu favorables, nous avons réussi à constituer un petit groupe comprenant des représentants des quatre confessions chrétiennes dans l’objectif de célébrer la création dans un climat de grande ouverture oecuménique.»
Le seul regret des participants était que, la nuit tombant vite en octobre, la rencontre a dû se terminer tôt...
Le mouvement Chrétiens en Monde rural (CMR) a mis deux équipes sur le chantier. « Nous nous sommes sentis concernés par le problème, explique l’un des délégués. Et une vingtaine de personnes ont réfléchi au sujet puis ont proposé à d’autres équipes le fruit de leurs rencontres. Aujourd’hui, ce sont une quarantaine de personnes qui sont en route. Nous sommes partis sur le principe de fonctionnement de l’Action catholique: voir, juger, agir. »
C’est ainsi que le groupe a choisi de démarrer avec la parabole du Bon Samaritain. « On s’est comparé à tous ces personnages et montré qu’on est responsable du massacre de notre environnement. Nous nous sommes posé des questions sur ce qu’on fait ou pas pour l’environnement, avec des choses faciles, comme économiser l’eau ou l’électricité, et des choses moins faciles, comme isoler sa maison. Dans nos équipes, la plupart des gens ont un jardin, nous avons donc mis en avant les efforts à faire pour éviter les produits nocifs. Mais les consommateurs sont aussi à éduquer. Trouver un ver dans un légume serait plutôt signe de qualité, par exemple... »

Des idées à développer
La réunion était également l’occasion de donner des idées de développement du thème, tels que Noël autrement, cette période étant un moment de gaspillage énorme, particulièrement en lumière. Un débat est prévu fin janvier à Tresses sur le thème de la culture. Il s’agira de se poser la question de l’utilité de toutes ces actions : des agriculteurs (bio ou non) argumenteront leurs pratiques. «Cela débouchera forcément sur la politique, avec un grand débat sur le thème: le bio peut-il nourrir la terre ?» L’équipe de pilotage est en lien avec des auteurs qui pourraient venir témoigner de leurs engagements au cours de conférences (Jean-Baptiste de Foucault et Jean-Claude Guillebaud). Les Assises chrétiennes de l’écologie ont eu lieu à la mi novembre à Saint-Étienne et ont rassemblé plus de 1.700 personnes, dont 300 jeunes. De nombreux intervenants (trop nombreux ?) ont permis des échanges très riches. Cette manifestation a pris place dans la ville et chaque participant a apprécié l’expérience.
«Il y a certaines choses qu’on ne peut pas faire tout seul, constate le père Deprecq. Par exemple, le tri sélectif dans les communes. Ce sont les municipalités ou les communautés de communes qui doivent agir. Les collectivités doivent prendre en charge le problème. L’écologie passe par des gestes concrets, par des attitudes à modifier. Par exemple, quand on fait les courses, avoir le geste écologique en regardant sur l’étiquette l’impact carbone d’un produit...» 
«Il s’agit en fait d’avoir un comportement écologique, c’est une question de réflexe, ajoute Jean-Pierre Ribaut. On peut agir en privilégiant des marques connues, en luttant contre tous les gaspillages...»
Marie-Paul FINOUX

(1) Le père Christian Alexandre (Pessac), Jean-Alain Pigearias (Pessac), Jean-Pierre Ribaut, le père Pierre Deprecq.
(2) Dans l’Aquitaine du 21 octobre 2011.


jeudi 8 décembre 2011

Vivre Noël autrement ! Bordeaux - samedi 17 décembre 2011 14 à 17h30 - Place Pey-Berland


Vivre Noël autrement à Bordeaux
la Terre a du prix : ne la bradons pas !
samedi 17 décembre 2011 de 14h - 17h30
     Place Pey-Berland à Bordeaux
                    tram A - tram B
Un temps de rencontre et de partage gratuit
proposé aux bordelais à quelques jours de Noël
Venez chanter, goûter la brioche du partage autour d'une boisson chaude, écrire et dessiner Noël sur une fresque de plusieurs mètres...

L'occasion d'une rencontre pour vivre ensemble "Noël autrement"
animations musique et chant
lecture de contes et dessin pour les enfants
mur d'expression pour écrire et dessiner Noël
goûter et boissons chaudes
tout est cadeau !

comme cette Terre qui nous est donnée...
• Noël autrement à Bordeaux en 2010 : les images...
• Contact à Bordeaux : Jean-Baptiste RAISON – jbraison@free.fr – 07.86.09.49.16

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Vivre Noël autrement !

Bordeaux - samedi 17 décembre 2011
14 à 17h30 - Place Pey-Berland

une proposition pour tous, entièrement gratuite

mardi 6 décembre 2011

Pour se préparer à vivre Noël Autrement participer au collectif "Noël Autrement 2011"



À Noël, on s’offrafficheNoel2011-petite.jpge des cadeaux pour fêter la venue de Jésus-Christ qui s’offre à nous. De même que Noël est un don, la Terre est un don. Dieu nous la confie, afin que nous la cultivions, en prenions soin et qu’elle permette à tous les hommes d’y vivre de manière digne.

On assiste à une marchandisation de ce qui est offert, c’est la loi du toujours plus. Or, un don n’est pas à vendre ! Certains revendent leurs cadeaux, sur Internet ou ailleurs. Et il en va de même pour la Création : des terres agricoles sont accaparées, des brevets sur les plantes sont déposés… Des millions d’êtres humains n’ont pas accès à l’eau potable ou vivent dans un environnement pollué. Les dons de la Terre sont dilapidés, gaspillés, abîmés.

Quel est notre rapport au don et notre rapport à la Terre qui nous est confiée ? N’avons-nous pas perdu le sens et la valeur d’un certain nombre de biens, à commencer par les produits de la Terre ? Donnons-nous du prix à ce qui est gratuit ?

Comme l’amour, l’amitié, le vivre ensemble, le respect de l’autre, les dons de la Terre sont des dons de Dieu dont nous avons à prendre soin et que nous sommes appelés à partager. N’est-ce pas cela le bonheur que nous redécouvrons à Noël ?




Aujourd’hui, sommes-nous conscients d’avoir en commun des biens qui n’ont pas de prix ? Sommes-nous conscients de cette richesse et des menaces qui pèsent sur ces biens ?

Je respire quotidiennement sans restriction et sans que cela ne prive qui que ce soit de sa part d’air vital. Pourtant, bien des activités humaines peuvent altérer sa qualité ! Je bois sans crainte et sans restriction l’eau qui coule de mon robinet. A l’autre bout du monde, le manque d’eau peut être source de conflit et de mort ! Mon enfant va à l’école et jamais je n’imaginerais que l’école puisse lui être interdite, parce que je ne suis pas assez riche pour la payer.

Terre eau, air, paix, santé, éducation, justice, autant de biens communs indispensables à tous et pourtant menacés : pollution, gaspillage, réformes des services publics, brevetage du vivant, conflits… En ce temps de Noël, le collectif chrétien Vivre Autrement propose de réfléchir aux conditions de la préservation de ces biens communs et de leur partage entre tous.

Car préserver ces biens communs passe par des gestes relevant de la responsabilité individuelle, mais aussi par une régulation qui est du ressort de tous, responsables politiques et citoyens.

Cette campagne nous appelle à prendre conscience de l’importance des biens communs dans notre quotidien, à nous informer sur leur devenir et à nous engager pour qu’ils soient réellement accessibles à tous, partagés entre tous. Ensemble, offrons-nous une société fondée sur le partage et respectant la dignité inaliénable de tout homme. C’est notre richesse, c’est notre avenir ! 
Le collectif "Vivre autrement"


Pour en savoir plus sur la campagne envoyez un mail à 

contact@noel-autrement.org

Contact technique :
webmaster@noel-autrement.org

jeudi 24 novembre 2011

Bienheureux les sobres ! Ils sauveront la Création

Bienheureux les sobres ! Ils sauveront la Création

La frugalité dans le discours social de l’Église

Diane de Zélicourt description auteur
Octobre 2010
« Sobriété heureuse », « Simplicité volontaire », frugalité, autant d’expressions utilisées par les partisans d’un nouveau modèle de consommation, non sans liens avec les courants de « décroissance » ou de « déconsommation ». Ces néologismes ou ces associations de termes novatrices témoignent de la recherche de modèles sociaux alternatifs. Mais si un effet de mode les place sur le devant de la scène, particulièrement dans les médias, on aurait tort de croire que dans les débats sur ce phénomène social qu’est la consommation, toute une tradition, dont celle de l’Église catholique, ne proposait pas déjà sa propre réflexion. À travers tout son enseignement social, on retrouve le rappel de cette idée de frugalité et de modération, forgée dès les premiers siècles de l’Église.

Frugalité et modération dans le discours de l’Église

Les concepts de sobriété et de modération ont toujours été au cœur d’une éthique chrétienne, qui s’est efforcée de se positionner face aux évolutions sociales de son temps.
Aux origines de cette idée de modération, on retrouve bien sûr l’héritage de la sagesse antique, qui en fait un outil au service de la maîtrise de soi, fondée sur un détachement des biens matériels et des passions du monde pour viser un équilibre de l’être et un développement harmonieux de la personne. Mais la pensée chrétienne ne s’est pas contentée de reprendre cet héritage, elle lui a donné une nouvelle dimension, en rappelant que la modération a aussi une visée sociale, d’ouverture sur l’autre. Si dans la pensée antique l’idée était déjà en germe avec, dans la lignée de Platon ou Aristote, le rappel que la modération était au service de l’assise politique d’une cité idéale, la pensée chrétienne a infléchi et approfondi cette perspective pour montrer qu’elle était une condition nécessaire de la justice sociale, profondément liée à la charité et au vivre ensemble. Une autre spécificité de la modération dans la perspective chrétienne réside dans sa dimension eschatologique : anticipation de la vie divine, elle laisse déjà la plus grande place aux biens spirituels, en opposition aux seuls biens matériels terrestres.
L’enracinement de cette notion, à travers une longue tradition de pensée, explique qu’elle ait été naturellement incorporée dans l’enseignement social de l’Église dès ses débuts. Elle a favorisé un regard lucide de l’Église sur les évolutions sociales, parmi lesquelles l’explosion de la consommation, et elle a soutenu les argumentations pour une mise en garde qui en ont découlé. Face à la consommation, l’Église a pu s’exprimer en phase avec d’autres critiques de son temps, voire avec une véritable avance ! Dès les années 1970, elle pointait ainsi du doigt l’incompatibilité entre certaines formes de consommation et ce qui soutient la définition d’un véritable développement humain. Cette même tradition de réflexion sur la modération l’a conduite à un tournant décisif dans sa critique de la consommation en abordant de plain-pied les thèmes de l’écologie et de la rareté des ressources, qui lui sont liés. Une lucidité qui invite encore à un regard critique sur bien des pratiques les plus concrètes, par exemple les appels de Benoît XVI à un tourisme responsable, affranchi du consumérisme.
Les idées de modération et de sobriété sont au cœur d’un mode de vie chrétien, dans sa recherche d’épanouissement et d’équilibre. La critique de l’Église de la consommation et de ses conséquences environnementales se situe bien sur un plan moral, en attestant l’existence de limites d’ordre supérieur qui doivent imposer aux individus de reconsidérer la définition donnée aux notions de mode de vie, de développement et d’environnement.

Trois échelles d’implication dans l’existence chrétienne

Modération et frugalité permettent de garantir un juste rapport de l’homme envers lui-même, envers le corps social, et envers l’environnement.
Une des principales visées de l’enseignement social de l’Église est la dignité de la personne humaine. Aussi n’est-il pas étonnant de le voir placer la modération comme une posture nécessaire face à la consommation. La vie ne saurait se résumer à l’accumulation de biens matériels. Dès les Trente Glorieuses, l’époque d’une première extension de la consommation de masse dans les pays occidentaux, l’Église appelle à la restauration d’une juste hiérarchie des valeurs. En 1991, l’encyclique de Jean-Paul IICentesimus annus rappelle que « quand on définit de nouveaux besoins, il est nécessaire qu’on s’inspire d’une image intégrale de l’homme qui respecte toutes les dimensions de son être et subordonne les dimensions physiques et instinctives aux dimensions intérieures et spirituelles. » L’Église se préoccupe sans cesse d’ouvrir la voie d’une redéfinition de la richesse et de la pauvreté, de l’être et de l’avoir, du qualitatif et du quantitatif.
Mais l’expression « société de consommation » souligne que la consommation, si elle affecte l’individu, affecte aussi le corps social dans son ensemble. L’Église s’engage donc pour montrer que la croissance économique n’est pas toujours corrélée au vrai développement des peuples et que la justice sociale en est l’une des premières victimes. La pérennité du modèle socio-économique pour les générations futures est un impératif qui fonde la responsabilité de la société. Si l’économie représente un pan important de l’activité humaine, celle-ci ne s’y résume pas, et on ne peut ériger celle-là en un absolu sans prendre en compte la dimension humaine du lien fraternel entre les hommes et les peuples. L’idée de destination universelle des biens, qui soumet l’usage des biens matériels au bien commun avant l’intérêt particulier, en exprime la vision.
Cet aspect collectif de la consommation débouche aussi sur la nécessité de fonder une nouvelle anthropologie dont l’Église se veut l’un des hérauts. La prise de conscience écologique l’a incitée à réfléchir au thème de la sauvegarde de la Création, et à en tirer des enseignements nouveaux pour définir une véritable écologie humaine. Celle-ci assigne à l’homme une juste place dans la création, avec un rapport modéré à tout ce qui la constitue : environnement, êtres vivants, humains. En ce sens, l’Église a sur ce point vraiment une position originale.
Or, malgré cette forte implication de l’Église, il faut reconnaître que l’enseignement social ne débouche pas toujours sur de vraies initiatives porteuses de changement. De quels moyens dispose-t-elle pour s’impliquer encore davantage dans le changement social ?

Quels leviers mobiliser pour mieux interpeller les chrétiens ?

Une première piste à sa disposition réside dans son riche patrimoine culturel qui gagnerait à être étudié et diffusé, plus qu’il ne l’est aujourd’hui. On trouve déjà chez les Pères de l’Église à partir du IVe siècle une réflexion sur la modération et la sobriété comme porteuses d’un mode de vie unifié. À cette époque, l’Église commençait à peine à profiter d’un climat de paix, sous le règne de Constantin, qui a permis le foisonnement des écrits théologiques dans une double direction : l’inculturation du christianisme et le développement de la théologie en lien avec une sagesse concrète. Le monachisme primitif, qui naît avec les Pères du désert, se situe en rupture avec le monde et l’accumulation des richesses dans les grandes villes, avec aussi l’enrichissement de l’Église. L’idéal de vie ascétique n’était sans doute pas destiné à s’appliquer à tous, mais il représentait une vraie illustration d’un principe de cohérence profonde entre foi et mode de vie, montrant que la morale chrétienne n’était pas une simple spéculation de l’esprit mais qu’elle animait aussi la vie quotidienne. D’autres Pères de l’Église, comme Saint Ambroise de Milan par exemple, ont, de leur côté, engagé une réflexion sur les problèmes sociaux-économiques que rencontrait leur communauté. Ils laissent un riche héritage sur des questions qui sont toujours d’actualité, comme la spéculation sur les matières premières agricoles, les exigences de justice sociale, la question de la propriété…
Mais pour davantage interpeller l’existence chrétienne, l’Église devrait aussi envisager de s’exprimer de manière plus audible sur une véritable éthique de la consommation. De nombreuses encycliques l’abordent comme un phénomène social, mais elle n’est pas assez envisagée comme lieu d’action pour les individus, alors qu’elle s’inscrit dans un comportement quotidien, qui, par l’ampleur de ses effets sur les modes de vie, peut être utilisé comme un levier efficace. Deux points du discours chrétien peuvent être mis en avant. Tout d’abord, l’idée d’une vision élargie de la consommation, qui ne se limite pas à un acte d’achat, mais prend en compte un questionnement, en amont, sur la phase de production des produits et, en aval, sur le devenir de ces produits après leur utilisation. Et, l’idée selon laquelle chaque achat cache une vraie chaîne humaine, qui relie différentes figures. Les figures du producteur, du consommateur, de l’utilisateur font toutes partie de l’acte de consommation. Celui-ci peut être un terrain propice à l’exercice de la solidarité et de la justice sociale, avec de fortes répercussions dès qu’il prend en compte la figure de l’autre au-delà de la simple transaction marchande. On est sur un lieu essentiel de responsabilité, puisque tout achat donne une caution implicite à toutes les pratiques que l’acheteur ne voit pas.
Une troisième piste à explorer est celle du dialogue avec les autres courants qui jettent un regard critique sur la consommation et proposent des voies alternatives. Il existe un fond commun sur de nombreux thèmes de réflexion et l’Église ne détient pas le monopole de l’idée d’un projet de société différente, d’une « société conviviale », d’une consommation qui, en définitive raffermit les liens humains. Il y a aussi une opportunité pour l’Église de s’inspirer de pratiques mises en œuvre par certains mouvements critiques de la consommation, l’économie sociale et solidaire par exemple, pour aborder de manière concrète l’action sociale. Si le fond théorique de l’enseignement social chrétien est solide, sa traduction concrète, orientée vers l’action, fait encore défaut. Pourtant, non seulement il existe aujourd’hui de très nombreuses initiatives innovantes qui proposent un renouvellement des pratiques sociales, et inscrivent des principes d’action en choix de société, mais l’Église elle-même est la première à rappeler cette exigence d’action, qui s’affirme comme un leitmotiv à travers la doctrine sociale. Mais à quoi bon prôner « l’urgente nécessité d’un changement des attitudes », le « changement de conduite », le « changement de mentalité, de comportement et de structures », comme le disent de nombreuses encycliques, si l’enseignement de la doctrine sociale ne se convertit pas lui-même en actes ?

Diane de Zélicourt,

Diane de Zélicourt, ancienne élève de HEC Paris. Elle y a défendu en juin 2009 un mémoire intitulé : « Les valeurs chrétiennes traditionnelles de modération vis-à-vis de la consommation peuvent-elles encore faire sens pour supporter une attitude de déconsommation ? ».

Pour citer cette page

Diane de Zélicourt, « Bienheureux les sobres ! Ils sauveront la Création », La fabrique de la doctrine sociale, Ceras - revueProjet. URL : http://www.ceras-projet.com/index.php?id=2554.